Les pieds du stade

C’est l’histoire d’une débandade,
Un fantasme du Marquis de Sade,
Légère comme une orangeade
Et létale telle une embuscade.

L’échec est une mascarade
Où les masques tombent en cascade,
La défaite n’a plus rien de fade
Au goût de ses acteurs malades.

Comment sortir de la saudade,
Puisque le club est bien en rade?
Loulou a quitté la Paillade,
Depuis on en bouffe des salades.

La coulisse aime jouer aux charades,
Ou à se passer la pommade.
En attendant, petite boutade :
Le ciel est gris, la mer est crade.

Qui s’intéresse à vos brimades
Internes messieurs les forts en grade?
Si je vous chante la sérénade,
Quitterez vous cet air maussade?

Et sur le terrain, grosse poilade,
On a bien rangé ses gonades,
Peut-être pris goût à la cagade
Ou s’est cru dans un jeu d’arcade?

Aucun mannequin de chez Aubade
Ne sera vôtre pour la pariade.
On se fiche de vos jérémiades,
Le maintien n’est pas une promenade!

Les gars donnez-vous l’accolade
Et dans le dos, une bourrade!
Dans une ultime cavalcade,
Comportez-vous en bonne escouade.

Au destin portez l’estocade,
Qu’il n’y ait nulle dérobade!
Que nos coeurs battent la chamade
Avant la grande pétarade.

 

Adepte du passement de genre (littéraire) comme des phrases de transition, c'est avec un solide jeu de mots qu'il tentera de vous emporter dans son esprit tourmenté d'exilé.