Mon match à WAM : Caen-Rennes, j’ai mal à Malherbe

Y’avait eu un premier match « à domicile » poissard, y’en a eu un deuxième frustrant, et y’a surtout des aurevoir qu’on ne regrette pas. Ben toi le MMArena, on ne t’embrasse pas. Tu piques.

Ça commençait bien pourtant, c’était beau cette communion des Caennais autour du précieux tant recherché : THE sandwich aux rillettes ! Le pain était bof, certains ont regretté une trop grande présence des cornichons, mais p*****, elles étaient bonnes ces rillettes. Elles avaient le goût de la victoire. Nos meilleurs ambassadeurs du bon goût n’ont pas eu peur du ridicule en exécutant les uns après les autres de magnifiques #SelfieRillettes avant le match. Cœur sur vous tous. WAM will never forget.

En loge, Fortin et les VIP ont leurs rillettes aussi, Pat’ Garande son collier totem, Sylvain Armand ses dix kilos en trop, bref, toutes les conditions sont réunies pour un bon match sur la lancée de Reims, permettant de laver l’affront lillois. J’ai dit l’affront, pas le front. Le front lillois, c’était Gervinho, faut pas confondre.

Kanté dans le dur.

Kanté dans le dur.

Les tournants du match

9’ : Koita touche la barre. J’ai failli avaler un cornichon de travers. Ce n’est que partie remise. Pour le but, j’entends, parce que pour les cornichons, plus jamais.

16’ : premier carton jaune pour N’Golo Kanté. On se dit que, quand même, ça n’est pas très très juste, parce qu’il y avait faute sur Koita sur la même action et que, bon, tacler N’Tep, ça ne compte pas vraiment. On est détenduuuus, on termine notre sandwich aux rillettes dans la bonne humeur.

29’ : Petit bonhomme n’a pas dû régler sa Flik Flak correctement. Il est encore en retard. Coup de tonnerre. L’arbitre sort le deuxième jaune. Les femmes pleurent, les enfants crient. C’est l’horreur en tribunes.

30’ : Mon voisin ne voit plus de raison de vivre sans N’Golo Kanté sur le terrain. Je le retiens de sauter du haut de son fauteuil jaune et rouge.

45’ : Début de seconde mi-temps. Sur le bord du terrain, Nicolas Seube, ce héros, démarre son footing d’échauffement. Il durera 45 minutes, pas mal. Juste interrompu par une engueulade avec l’arbitre qui fera hurler la Caencaneuse : « Woh l’arbitre, fous lui la paix, touche pas à Nico ou j’t’attends à la sortie ! ». Gênant. En dehors de ça, Capi aura été impérial dans son couloir.

54’ : Jean Calvé retrouve le chemin de mon petit cœur en même temps que celui de la lucarne. Problème, Costil connaît aussi la route. Frisson.

58’ : nouvelle occasion très franche de Nangis pour les Caennais, qui, à 10, mettent la misère aux Rennais. Mon voisin reprend des couleurs.

59’ : cette fois c’est Da Silva qui est tout près de marquer… Point « Ils ont des têtes de cons, vive la Bretagne, etc. » en tribunes.

88’ : c’est enfin l’heure de notre cher penalty bimensuel. Toivonen transforme, et là, c’est plutôt nous qui avons une tête de con. D’un coup, cette impression que le sandwich aux rillettes est un peu lourd sur l’estomac. 0-1, encore. On rentre à la maison, et on ne reviendra PLUS JAMAIS au Mans.

 

Les joueurs caennais en smileys

🙂 Benoît Costil. Beau match, mais c’était pas vraiment le jour pour briller, Beubeu… Sympas, on l’acclame à la fin du match. Encore sonné par la défaite, le public caennais lui demande de revenir en Normandie. Il mime « plus tard ». A moins que son moulinet ne veuille dire « changement », ou qu’il ne fasse du « Air Claude François ».

😐 N’Golo Kanté. Deux cartons jaunes pour deux tacles mal contrôlés avant même la demie-heure de jeu, j’aurais pu être fâchée. Mais bon, le premier jaune intervenant après une faute rennaise oubliée, les Rennais ayant avoué « un plan anti-Kanté », on en ferait presque une victime. Petit bonhomme deviendra grand.

🙁 Rémy Vercoutre. Ça va pas bien d’péter un boulon comme ça ?!?

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Poussée à l’exil avec son petit âne après avoir été écartée du club très fermé des mascottes caennaises, la Caencaneuse n’oublie pas pour autant son club, son amour, son fardeau. Loin de nos contrées normandes, elle a toujours quelque chose à dire à qui voudra bien l’entendre.

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