Reprise : des projets sans dessus de sous

Chaque jour apporte son lot de révélations et l’on en sait maintenant un peu plus sur le projet de reprise du Stade Malherbe porté Pierre-Antoine Capton, dont les propos rapportés par Guillaume Lecadet dans la presse locale ce matin laissent entrevoir les différentes tractations survenues en coulisse ces deux dernières années : « Il faut tout d’abord connaître l’histoire de ma famille, s’est ainsi confié l’entrepreneur trouvillais. Mon nom, Capton, est un dérivé de l’anglais Captown et hérité de mon arrière-arrière-grand-père qui a fondé la cité sud-africaine éponyme de Cape Town (Le Cap, ndlr) (pas Féret, ndlr2). Ma famille a gardé de très bon contacts avec cette ville et son tissu entrepreunarial, c’est ainsi que j’ai été amené, il y a trois ans, à rencontrer M. Elon Musk, une relation de longue date de mes amis Xavier Niel et Mathieu Pigasse. Je lui ai parlé du Stade Malherbe évidemment et, comme il semblait désireux d’investir dans le sport européen de haut niveau à prix raisonnable, nous avons imaginé un slogan qui collait selon lui aux couleurs du club, Musk un club. Finalement, le lendemain de la cuite, il s’est contenté de modeler la visage de Nicolas Seube sous le casque du conducteur de la Tesla qu’il a envoyé dans l’espace. »

Vas-y sourit, c’est un super investissement je te dis!

C’est après avoir raconté cette anecdote à l’ancien président du club Jean-François Fortin que s’est renforcée l’idée d’une reprise du club par des fonds étrangers : « Comme vous le savez probablement, car si vous ne le savez pas il est grand temps que vous le sachiez, je suis Trouvillais. A l’occasion de la venue du Premier ministre canadien sur les plages du débarquement, celui-ci m’a demandé lors d’un dîner pourquoi tant de noms de la région terminent par ville. Je lui ai répondu que si l’on enlevait ville de là d’où je viens, c’est à dire Trouville-Deauville, on obtient Troudeau, comme son nom de famille. Il a beaucoup rit. » Le reste appartient à l’histoire : « Il m’a alors demandé comment il pouvait m’aider. Je lui ai alors proposé une grande campagne de communication : changer son nom de famillle, Troudeau, en Trounormand. Après le coma éthylique, il a beaucoup moins rit. »

Décidément très loquace, le boss de 3e Oeil s’est lâché sur les circonstances qui ont ensuite mené au putsch de 2018 mais qui pourraient cette fois bel et bien aboutir à un rachat : « Après l’échec des opérations Musk un club et Trounormand, Jean-François me reprochait d’avoir fait foirer le débarquement d’alliés en Normandie et s’est lancé, à mes côtés, dans une opération de grande ampleur baptisée Fortintude. Grâce à Elon, j’avais de bons contacts avec la Nasa et Trump cherchait justement à relancer la conquête spatiale. Jean-François a alors proposé au président américain une collaboration incroyable : investissez dans Malherbe, décrochez la Ligue des Champions avec ce club et prouvez ainsi que vous pouvez décrocher la Lune et même Mars! ». Le président était enthousiaste, les milliards prêts à pleuvoir, puis patatras : « Les actionnaires du club ont demandé à être payés en actions de la NASA, ce qui a été accepté, puis ils se sont rebellés quand Trump a fait observer qu’il y avait plus de 10 membres dans le SMC 10. » En conclusion, M. Capton lâche, énigmatique : « Donald ne lâche jamais l’affaire, surtout s’il peut embêter Justin. »

Americaen first!

To be continued.

Avatar

Adepte du passement de genre (littéraire) comme des phrases de transition, c'est avec un solide jeu de mots qu'il tentera de vous emporter dans son esprit tourmenté d'exilé.