Le Mercato de Wam : Le retour du Mini Tell

Présentation

Nom : Tell

Prénom : Jordan

Poste : en alternance entre l’infirmerie et l’attaque du SMC

Au stade Malherbe, dans les Jordan, il y a deux catégories : les Jordan Adeoti, pour lesquels on n’a pas trouvé un seul jeu de mot potable en 3 saisons, et les Jordan Leborgne, qui permettent de faire des vannes faciles gratuitement, à l’œil…

Notre recrue estivale, Jordan Tell, s’inscrit clairement dans la seconde catégorie pour le plus grand bonheur de la rédaction de Wam. Les nuits d’été, ça te Grease ? Tu veux en savoir plus sur Tell ?

Points forts :

• Le retour de l’enfant prodige, ça fait toujours plaisir. On se sent un peu comme le Barca quand il a retrouvé Fabregas et Piqué, ou comme le PSG avec Anelka. Et vous aurez remarqué qu’on porte les mêmes couleurs, tout sauf un hasard.

• Il court vite, il prend la profondeur, il est adroit devant le but. Sur le papier, il correspond tout à fait au jeu direct et vertical que Almeida veut mettre en place. En général, c’est quand il se trouve les yeux fermés avec son binôme en attaque que Tell épate.

• Après avoir essuyé les refus d’environ 256 attaquants (de Yannick Gomis à Christian Lopez en passant par Umut Bozok…), nous sommes bien contents d’en avoir trouvé un qui a déjà brillé en L2 et qui accepte de signer chez nous. Ce n’est pas de la petite bière, il vaut le détour, Tell.

• Jordan Tell est né aux Abymes, autant dire qu’il était prédestiné à jouer chez nous… Après ça explique sans doute sa combativité : y mord Tell.

• Tout petit, il avait de l’ambition et voulait réussir dans le foot. Il rêvait même de porter le brassard. Ainsi, gamin, en descendant de la voiture familiale – une Diane – Tell aurait affirmé : « Moi, si j’étais un homme, je serais capitaine ».

Points faibles :

• Le retour de l’enfant prodigue, qui n’a pas réussi à s’imposer dans un autre club et a passé pas mal de temps à l’infirmerie, ça fait moins plaisir. On se sent un peu comme le PSG à chaque retour de prêt de Jesé… C’est toujours mieux qu’un club en Asie et on n’avait peut-être pas trop le choix, mais il y a un risque que Tell avive les regrets.

• La dernière fois, il a quitté le club dans des conditions un peu houleuses, préférant signer pro à Rennes plutôt que dans son club formateur. Et là il ne revient qu’en prêt, sans option d’achat. Faut se l’avouer, même si on nous chambre, on n’est qu’une étape au Tell

• Une dernière saison passée en partie à l’infirmerie, une préparation tronquée pour cause de transfert : on sait qu’il arrive en prêt, c’est plus douteux qu’il arrive prêt… D’autant qu’il ne doit pas être forcément bien dans ses baskets, ça fait un moment qu’il erre Jordan.

• 28 attaquants de pointe dans l’effectif – dont Jeannot, Ngom et Zady Sery tous payés assez chers – pour deux places, tell pourrait être victime de la concurrence. Du coup, était-ce nécessaire de passer la bague à Tell…

• Le club a longtemps cherché à recruter Baptiste Guillaume, qui a finalement préféré signer à Valenciennes. Ou comment passer à côté du duo magique Guillaume – Tell ! Et tout ça alors que 1) on est le pays des pommes 2) le meilleur buteur de l’histoire du club – Cyrille Watier – était surnommé l’Arbalète. Ou comment laisser le jeu de mots ultime sur le carreau.

Potentiel d’adulation : 0/10

Jordan Tell est juste venu se faire soigner au CHU et devrait jouer autant de matchs que Mohammadou Idrissou. De plus il part de tellement loin dans le cœur des supporters qu’il faudra, s’il revient un jour de blessure, qu’il marche littéralement sur la Ligue 2 pour se faire adopter de nouveau par le public caennais. S’il y parvient, ce sera une sacrée réussite. Un film pourrait même être tourné sur sa vie. Et pour la postérité, à la dernière prise périt Tell.

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Un auteur amoureux du SMC depuis son plus jeune âge. Des loges au kop, il y a un monde. Entre les loges et le kop, il y a surtout du monde. Plein de monde. Dont moi, qui ne suis les matchs ni en loge, ni dans le kop. J'apporte ma modeste contribution à l’édifice, de mon col blanc chez les rouge et bleu, sans écharpe… ni cravate.