Caen – Bastia : c’est d’la bombe bébé !

Les léopards, dévorés à Lyon, se devaient de réa(ru)gir afin de Beauté le cul au club de L1 de l’île éponyme.  Heureusement, les hérauts normands pouvaient compter sur la titularisation de Ce-Héros dans le Onze de départ. Soir de canicule oblige, on avait tombé la cagoule, y compris chez les visiteurs. Mais si, contre ce genre d’adversaire on craint toujours qu’un des leurs dégoupille et attente à l’intégrité de l’un des nôtres, les Malherbistes semblaient résolus à bomber le Corse…

Dans la moiteur vespérale du dernier samedi avant la Rentrée, Nicolas Seube faisait la sienne dans l’équipe-type. Aux côtés de Juju Féret, nos sublimes vétérans faisaient fi de tous les conseils adressés aux anciens en cette période de forte chaleur. Assurément, le match serait torride. Sentant que le danger viendrait de ce milieu de terrain ô combien expérimenté, les fourbes visiteurs du soir s’en prenaient à l’astre divin, au plus grand scandale de la Caencaneuse.

"Faites-moi voir ça... Non ,je confirme, cette coiffure est non conforme".

« Faites-moi voir ça… Non ,je confirme, cette coiffure est non conforme ».

Mais bon, un Bastiais correct, c’est un oxymore du même acabit qu’un Havrais charmant. Aussi, les hommes du maquis poursuivaient-ils leurs basses besognes de manière honteuse.

Mais, rien ne pouvait résister à la furia montante de nos fiers Malherbistes. Avec vista, le petit Karamoh se distinguait brillamment. Sa frappe croisée était presque parfaite, mais, à la place du poutrage, elle trouvait le poteau. Dommage ! Leca était aux fraises…

Qu’importe ! Ivan, le roublard des Balkans, provoquait un pénalty peu avant la pause. Mais bon, c’est un petit peu facile de flinguer une équipe de bras cassés comme ça, juste avant la pause. Avec style, grâce et élégance, Ivan Le Magnanime, offrait à Leca la possibilité de briller pour la photo. Quelle classe !

Ivan avait compris qu’il fallait garder de l’élan pour repartir sur les chapeaux de roues en 2e mi-temps.

Quand t'as à peu-près un nom de magazine masculin.

Quand t’as à peu-près un nom de magazine masculin.

Une mi-temps à sens unique, tant les Bastiais furent dépassés par le jeu léché des Caennais.

https://twitter.com/Le_Kerian/status/769626700309233664

Féret, le phénix breton du Stade Malherbe, bien relayé par Ronnie le Magnifique, signait une ouverture du score barcelonesque.

A peine le temps de voir le fantôme de Lenny Nangis sur la pelouse, que Rodelin servait à la perfection son compère de la bande : Bazile. Paf, cacahuète. 2-0, l’addition, s’il vous plaît !

"Courage mon frérot, je te promets que dans 6 mois, tu remettras de vrais coups de coude comme tout le reste de l'équipe."

« Courage mon frérot, je te promets que dans 6 mois, tu remettras de vrais coups de coude comme tout le reste de l’équipe. »

A d’Ornano, le samedi, c’est poutrage, liesse et communion.

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Prof d'histoire-géo. Né à Avranches, il ne cède pas aux avances éhontées de Laval ni de Rennes et embrasse la cause malherbiste au mitan des années 80. Sa fibre lui reste définitivement chevillée au corps.