5 avril 2016

Marc Zanotti : La blessure de trop

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They Are Malherbe vous propose de retrouver les anciens porteurs du maillot rouge et bleu, pour des entretiens à cœurs ouverts et pour que dure encore un peu l’histoire. Aujourd’hui c’est Marc Zanotti qui se prête au jeu.

Saison 2000-2001 Division 2

Saison 2000-2001 – Marc Zanotti (2ème rang, 2éme en partant de la droite)

Combien de temps es-tu resté sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen ? Ton parcours ?

Je suis resté 3 ans au Stade Malherbe, de 2000 à 2003. Sinon j’ai été formé au Sporting Club de Toulon, je suis passé à l’OGC Nice et aux Girondins de Bordeaux.

Ton meilleur souvenir de joueur ?

C’est avec Bordeaux en Ligue des Champions, en déplacement à la Fiorentina (celle de Batistuta, Rui Costa, Toldo…), on est menés 3-1, je rentre en début de deuxième mi-temps, je marque et je donne une passe décisive. Au final on fait 3-3, un grand souvenir. Et plus généralement cette expérience en coupe d’Europe contre des grands joueurs, le Valence d’Ayala, Canizares et Claudio Lopez ! Le Manchester United de Jaap Stam, Sheringham, Paul Scholes et Roy Keane ! Inoubliable.

Ton pire souvenir de joueur ?

C’était en janvier 2001, pendant le match Caen-Wasquehal, je reviens d’une blessure de 4 mois, et je me fais tacler violement, résultat fracture du péroné avec arrachement des ligaments de la cheville. Cette blessure a été un tournant négatif de ma carrière, tout a été plus difficile ensuite.

Tes anciens coéquipiers préférés ?

J’en ai plusieurs à Caen même si tout n’a pas été rose, Jérome Hiaumet, Jean Marie Aubry, Nicolas Seube et Sébastien Mazure avec qui je m’entendais bien. Sinon plus largement dans ma carrière, il y a Kaba Diawara et Patrick Guillou (adjoint des Girondins).

Tu sembles avoir un peu de ressenti sur ta période Caennaise ?

Honnêtement oui un petit peu, il y avait comme deux poids deux mesures dans l’équipe de l’époque, un traitement pour les gars du cru et un autre pour les recrues. Je crois que le club avait voulu prendre un virage professionnel trop rapidement à ce moment-là, Rothen et Mendy avaient été transférés et le club avait un peu d’argent à investir. Et lorsqu’on est arrivés moi et d’autres (Frederic Viseux, David Garcion, Nicolas Esceth-N’zi…) avec de plus gros salaires que des gars formés au club, cela a suscité pas mal de tensions et de jalousies dans le groupe. Avec le recul je crois que ce sont des événements qu’on aurait pu mettre sur la table pour passer outre. Mais la responsabilité était partagée, je n’avais certainement pas la maturité à l’époque pour réagir positivement. En tout cas ce n’était pour personne une période agréable.

Ton coach préféré ?

(Sans hésiter) Roland Courbis, c’est quelqu’un de très compétent et qui m’a beaucoup aidé.

Le joueur qui t’a le plus marqué (impressionné) dans ta carrière ?

J’en retiens deux, Leonardo contre qui j’ai joué, un joueur élégant et efficace. Et Sylvain Wiltord avec qui j’ai joué, un professionnel incroyable, un travailleur acharné.

Tes qualités et forces de footballeur ?

Mon pied gauche et ma technique.

Tes faiblesses et failles de footballeur ?

Mon physique m’a fait beaucoup de tort, trop de blessures. Et je crois que mon mental aussi n’a pas toujours été au rendez-vous.

Si tu devais trouver un footballeur actuel qui te ressemble ?

Je dirais Pastore (rire) mais je vais passer pour un mec avec le melon ! Non je dis ça par rapport à son profil de jeu, car il est vraiment très fort et très au-dessus de mon niveau c’est clair.

Une anecdote, un truc insolite ?

Un jour avec Caen on devait partir en déplacement à Laval, je devais prendre mon véhicule. Je descends dans mon parking souterrain très mal éclairé, et je monte dans ma voiture. Puis je me rends compte que ma voiture est super basse… En fait on m’avait volé mes 4 roues ! J’en rigole maintenant mais sur le coup… Pas trop.

Suis-tu toujours l’équipe en championnat ?

Oui je suis toujours les résultats, mais je ne regarde plus trop le football à la télévision. En fait je suis nostalgique du foot d’avant, je trouvais les footeux plus naturels, plus charismatiques et le jeu plus spectaculaire.

Tes impressions sur l’équipe actuelle ?

Je suis super content pour eux, j’espère qu’ils vont arrêter la malédiction du yo-yo ! En tout cas je trouve le recrutement intelligent, Delort, Féret ce sont beaux coups.

Le meilleur joueur de L1 ? Du Monde ?

En L1 Verratti sans aucun doute.

Dans le monde (marque une pause)… Messi mais je suis nostalgique des joueurs comme Roberto Baggio, Maradona… Même si Lionel Messi est phénoménal c’est indéniable, je trouve qu’il manque de classe et de fantaisie.

Des nouvelles de toi, que deviens-tu ?

 Eh bien 10 ans après l’arrêt de ma carrière, j’entraîne les féminines du RC Toulon.  Je suis dans la formation et dans mon club formateur, que demander de plus (rire).

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A propos de Rémy Verpoutre

Rémy Verpoutre

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.

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