Qui es-tu ami supporter de ligue 1 ? Et, non mais sérieusement, pourquoi Caen ?!

Une fois n’est pas coutume c’est avec une rigueur scientifique que nous allons aujourd’hui analyser la typologie du supporter de football français, et, surtout, caennais. Ce grâce au travail d’une étude Statista que sûrement plein de gens qui disent des mots comme benchmark, ASAP et co-walking ont confectionné avec soin. Ensemble, nous allons tenter de tirer quelques enseignements de ce truc.

1. Toi, Malherbiste, tu es une espère rare

Bah oui, le constat est sans appel, on ne peut pas vraiment dire qu’on soit très très nombreux. Statista estime qu’il y a en France 23 millions de « supporters ». Comme tu y vas Statista. Des gens qui ont un club préféré on va dire. Mais 11 millions d’inconditionnels. Et dans tout ça, combien de cœur rouge et bleus battent au rythme des poutrages (soit très lentement) ? 2% comme tu peux le voir dans le joli graphique. 2% du panel interrogé. 2 comme le numéro de Nicolas Seube. 2 comme le nombre de victoires cette saison. Et oui ça pique. Avant-dernier du classement quoi. Y’a que Troyes derrière nous, et encor, si on n’avait pas compté les deux relégués de la saison précédente, bah du coup on serait lanterne rouge. Pourquoi tant de haine ?

2. Il y a des gens qui nous détestent

9% des supporters français interrogés nous détestent. Pourquoi ? On n’a jamais fait de mal à une mouche bon sang. Alors bon, ces 9% ça doit être un amalgame de Havrais, de Rennais, de Messins, de journalistes de Stade 2 et de Pierre Menès.

3. Plus normands que conquérants en fait

On arrive quand même à être en tête d’un classement dans cette étude, si si ! On est le club qui a le public le plus local. 74% de nos supporters vivent dans la région. Imbattable. Salut amical aux quelques pourcents d’exilés qui se répartissent dans les contrées alentours, et notamment aux 6% d’entre nous qui vivent en Bretagne. COURAGE.

 

 

4. On est bien un club de bouseux, et fiers de l’être !

Interrogés sur les qualités qu’ils apprécient dans leur club, les supporters caennais citent en premier, pour 48% d’entre eux, le caractère « familial et accueillant » du club. Viennent ensuite les deux qualificatifs suivants : régional et authentique. Oui bon bah on a compris. Rendez-vous au stand tripes à la sortie du match.

5. Un supporter caennais sur deux a trop chaud

Selon l’étude, seulement 50% des Malherbistes possèdent des produits dérivés type maillot, écharpe, bonnet… Normal, le climat tropical normand nous oblige à regarder les matchs quasiment nus. Nul besoin d’artifice. En revanche 98% des supporters caennais aimeraient acquérir une tasse WAM. Comme on les comprend !

6. Le sponsor mystère…

Biostime, notre nouveau sponsor maillot principale est un sombre inconnu pour les supporters, 4% en ont vaguement (mais alors vaguement) entendu parler. Mais ce qui est bien quand tu pars de zéro, c’est que les gens sont gentils avec toi. Le supporter caennais, comme il sait pas ce que sait, bah il répond tout au pif. Est-ce que Malherbe et Biostime font un beau couple ? Oh bah tiens on va dire oui à 80%. Quinze questions posées ? Douze fois dans le top. Biostime selon les Caennais c’est authentique, c’est familial, c’est régional, c’est générateur d’émotions, c’est jeune, c’est moderne, c’est dynamique, c’est apprécié, c’est correct (mais viril mais correct ?), c’est pragmatique et surtout c’est glamour. Alors juste, parce que je crois que tout le monde n’est pas au courant, Biostime en fait c’est du lait en poudre.

 

 

7. WAM boudé !

De manière totalement incompréhensible, la plateforme plurimédia réseausocialoweboradiophonique qu’est We Are Malherbe n’est pas cité parmi les 20 sources d’information préférées des supporters. Finalement laissez tomber tout ce que j’ai dit avant, de toute évidence l’étude est bidon.

 

Et enfin, enseignement bonus : Lille, Monaco, Paris et Lyon sont les clubs dont les supporters ont le plus changé de « club de cœur » dans leur vie. BANDE DE FOOTIX.

 

Poussée à l’exil avec son petit âne après avoir été écartée du club très fermé des mascottes caennaises, la Caencaneuse n’oublie pas pour autant son club, son amour, son fardeau. Loin de nos contrées normandes, elle a toujours quelque chose à dire à qui voudra bien l’entendre.