Le Mercato de WAM : Jonathan Gradit, comme un d’Tours à Caen

Dans la série recrutons du lourd, le staff normand et conquérant a de nouveau frappé un grand coup en s’assurant les services de … roulements de tambour … tadam : Jonathan Gradit ! Non, tu ne rêves pas, cher supporter au cœur rouge et bleu, c’est bien cet ex-Tourangeau dont tu n’as sans doute jamais entendu parler qui est venu renforcer l’effectif malherbiste ! Bon faut dire que comme le club n’avait plus un radis en fin de saison, il a du coup misé sur un Gradit. L’occasion est donc venue de faire connaissance avec un gars qui est né le jour des 40 ans de sir Thierry Lhermitte, soit 350 ans jour pour jour après la découverte de la Tasmanie… Ça en bouche un coin, hein ?

Nom : Gradit

Prénom : Jonathan

Nationalité : française

Âge : 25 ans

Taille : 1m80

Poste : défenseur central ou latéral droit

Surnom : Stuart O’

Points forts

1. Avec sa mèche soigneusement coiffée (du logis), Gradit impressionne : à l’annonce (apostolique) de la signature du natif de Talence (roquette) à Caen, Damien Da Silva, soucieux de s’assurer (de côté) du temps de jeu, s’est même résigné à rejoindre les rangs rennais où il sera (des champs) plus sûrement titulaire.

2. Un bon jeu de tête, une bonne relance, des tacles de qualité ; zyeutez donc ça et vous verrez de quoi qu’on cause : https://vimeo.com/241140039. Les attaquants de L1 tremblent déjà : c’est sûr, il va faire de leur vie un enfer en les mettant au pas, Gradit !

3. Un nom qui se prête à la mise en chanson, chez WAM, on prend ! On entend déjà d’Ornano résonner façon Beatles « OGradit, Ograda / Life goes on, Gra… » ou version Boney M « Gradit, Gradit cool / Gradit, Gradit cool… » !

4. Il s’agit d’un joueur qui réussit plutôt bien à d’Ornano : il n’y a joué qu’un match en L2 face au SMC le 4 mai 2014 et s’y est imposé 3-1 !  Bon, petite précision, Seube-Ce Héros n’était que remplaçant ce soir-là…

Gradit maîtrisant l’ennemi Nangis

5. Il s’agit d’un joueur qui réussit plutôt bien à d’Ornano quand il y est associé à des Malherbistes : c’est aux côtés d’Andy Delort et avec Christian Kouakou sur le banc qu’il a remporté le fameux match susvisé ! Fameux match d’ailleurs immortalisé par un non moins fameux photographe : http://www.mnk96.com/caen-tours-les-photos-2/

6. Last but not least : il existe d’évidentes similitudes entre Jonathan Gradit et … Benjamin Pavard ! Jugez-en par vous-même :

– comme Benjamin Pavard avec les Bleus, le Malherbiste n’a pas encore perdu le moindre match officiel sous ses nouvelles couleurs ;

– comme ceux de Benjamin Pavard, le prénom du néo-Viking est constitué de trois syllabes et son nom de deux – ce qui peut paraître anodin mais aura son importance ci-après ;

– comme Benjamin Pavard, l’ancien pensionnaire de la Ligue Domino’s Pizza n’a marqué qu’un seul but, mais quel but – c’est cadeau : https://www.dailymotion.com/video/x67pt2y (à partir de 1’50) « Jo-na-than Gra-dit / Je crois pas qu’vous connaissez / Il sort de nulle part / Une frappe de folie / On a Jo-na-than Gra-dit »

Points faibles

1. Gradit a pas mal ramé avant d’émerger : plongé dans le grand bain avec la réserve bordelaise en CFA, il a ensuite vogué vers l’Aviron Bayonnais avant d’échouer sur les bords de Loire… où il a acquis un peu de bouteille et fait tanguer plus d’un attaquant de Ligue 2. Vous avez bien lu « de Ligue 2 ».  Car voilà le souci majeur du zig : tout comme Malik Tchokounté, il n’a jamais joué le moindre match parmi l’élite…

Ses stats chez les pros (ses pro-stats, en quelque sorte)

2. Touché aux adducteurs dès son second match en amical contre Angers, il est pour l’instant condamné à cinq semaines sans ballon (#julesverneforever). Il serait pas un peu fragile, Gradit boy ?

3. Du côté de Bordeaux, on dit Jonathan Gradit gnangnan.

Potentiel d’adulation : 7,375 / 10 (Soyons un peu précis, quoi)

S’il porte un prénom qui prend de la place, nul doute qu’il trouvera rapidement la sienne au sein de l’effectif, au moins sur le banc, et pourrait même s’avérer précieux en cas d’infirmerie trop nourrie. Et puis, n’oublions pas qu’à peine arrivé dans le Calvados, il a accepté de porter le numéro 14, en hommage au Calvados et à … Jean-François Fourteen : couillu, non ? Solide, audacieux et dévoué, en dépit de son nom qui fait penser à un jour de la semaine grolandais, ce gars qui a pris l’express Tours-Caen a tout du drôle d’oiseau qui peut bonifier le Malherbe nouveau.

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Amateur de foot (Wellbeck, Zola, Raï), de littérature (Houellebecq, Zola) et de musique (raï), aussi inspiré dans le calembour lourd que le pronostic merdique ou l'analyse concise, il a abandonné le Hamburger Artichaut Cheddar au profit du Sandwich Moules Camembert. C'est dire si, dans la vie, Graham risque.