Le mercato de WAM : Lundal, Mardal, Mercadal…

Comme cet article, le nouvel entraîneur du Stade Malherbe s’est fait attendre. Lundi? Que dalle. Mardi? Que dalle. Mercredi? Que dalle… Vendredi? Mercadal! Les joueurs peuvent enfin partir en Garande vacances. En attendant, que de rumeurs : Sergent s’est naturellement d’abord tourné vers Policier… Hum, Pélissier, pour faire deux flics amis-amis, mais la VF s’est bornée à un Amiens-Amiens. On a ensuite un temps imaginé un ticket Sergent-Garcia, mais c’était évidemment un peu gros (sic) de miser sur un cheval de Troyes au pays des haras (qui rit). On trembla aux noms de Dupraz ou de Montagnier, on rêva de Gourvennec et on approcha Zidane (twittèrement parlant), le DTN a dit DTC et alors a surgit le PFC.

On va tout de suite se mettre d’accord : Mercadal, personne ne le connaissait. On ne sait pas qui c’est, on ne sait pas ce qu’il a fait, on ne sait pas ce qu’il vaut ni ce que ça va donner. On sait juste que c’est neuf et, du coup, intéressant. Il est « dans une dynamique ascensionnelle » selon le nouveau pustchi… président qui l’a recruté et, en effet, il vient de terminer 8e de Ligue 2 avec un Paris FC repêché de National après avoir été viré d’un Tours lanterne rouge quelques mois auparavant. C’était bien la peine de faire le siège du Fortin et d’en passer par cette divine comédie que fut l’Esnéide. Ah si, un point commun qui aurait dû alerter Jean-François : « Vire Gilles », te susurrait la littérature…

Trève de présidenteries, laissons une chance à notre nouvel entraîneur.

Nom : Fabien Mercadal

Âge : 46 ans

Poste : banc de touche (en tribune deux fois par an)

Surnom : Fabigneau

Biographie :

Il est né un 29 février (ce n’est pas une vanne) à Manosque (ce n’est pas situé dans le genou). Fabien n’a jamais été joueur pro, il y avait un Gap entre son niveau et son rêve. Entraîneur depuis 2005, il est ensuite passé comme adjoint par Amiens, puis est redevenu numéro un à Dunkerque, Tours et enfin au Paris FC. En fait, Fabien, malgré sa dynamique ascensionnelle, semble plutôt paré pour les étapes de plat. Réputé pour avoir le sang chaud, il fait partie d’une nouvelle génération d’entraîneurs qui tarde à prendre les commandes (rapport qu’il bossait au PFC et pas au KF.. laissez tomber).

Points forts :

Un Mercadal, des mercadeaux? S’il réussit son mercatal, Mercado a tout pour devenir une Merc-idole qu’on mercadule. Mec adorable, Fab’ a révélé dans une interview à So Foot une personnalité très attachante. Sa vision du football : « C’est une histoire de relations entre onze joueurs, qui ont tous une relation entre eux, et que tu opposes à des relations entre onze autres joueurs. »

Points faibles :

Le palmarès est inexistant et on ne sait franchement pas trop ce qu’il vaut d’autant que le loulou ne pèse qu’une anagramme : mal cadré. Il semble avoir déjà eu des difficultés à gérer un vestiaire : « ce qui est dur à gérer, ce sont les cons. Vraiment. Les imbéciles, les égoïstes à outrance ». Allez, avouons-le, il s’agissait vraiment de trouver quelque chose parce que cet entraîneur cultivé, vivant sa passion à fond, entier, ce gars qui vomit dans la défaite démontre une réflexion, un recul sur son métier qui donne vraiment envie de le découvrir.

Potentiel d’adulation : 10/10

Même s’il n’était pas triste Garande, on sent qu’on Fabien l’aimer, Mercadal.

 

Adepte du passement de genre (littéraire) comme des phrases de transition, c'est avec un solide jeu de mots qu'il tentera de vous emporter dans son esprit tourmenté d'exilé.