14 novembre 2017

Thomas Thouroude: « Ce que j’aime avec Malherbe c’est qu’il y a une culture du jeu »

They Are Malherbe vous propose de retrouver tous ceux qui font vivre la passion Rouge et bleue, joueurs ou simple supporter, aujourd’hui c’est le journaliste Thomas Thouroude qui se prête au jeu de l’interview.

 

Bonjour Thomas, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Je suis de Ouistreham donc forcément j’ai passé ma jeunesse à Caen, j’étais au collège à Pasteur. Je suis parti ensuite à Paris en sport étude Rugby. Je suis revenu sur Caen quelques années plus tard pour travailler sur France Bleu, avant de repartir sur Canal + puis Europe 1 et France 2 avec le magazine « Tout Le Sport ».

Pourquoi t’es-tu dirigé vers le rugby plutôt que le football ?

(rire) En fait, comme tous les gamins de mon âge à l’époque je voulais jouer au football, et du coup je suis allé à une détection au Stade Malherbe Caen mais je n’ai pas été retenu (rire) et une tante m’a proposé d’essayer le rugby… Et puis bon il y avait des crampons, des copains et un goûter (rire) j’ai tout de suite adoré !

En tant que Caennais, quels souvenirs gardes-tu de la ville ? Quels sont tes endroits favoris ?

Tout le centre ! (Silence) Tu sais, ma mère y habite donc je reviens régulièrement et toutes les vieilles rues, comme la rue froide, la place saint sauveur, l’atmosphère festive de la rue Écuyère… mais pas que ! Franchement il y a trop d’endroits que j’aime à Caen, j’adore cette ville (rire). Et puis on y boit de l’embuscade aussi !

Quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs liés au SM Caen?

Honnêtement je n’ai pas de pire souvenir, je ne suis pas un ultra donc même quand on prend une valise je m’en remets.

Bon, je râle sur le coup mais c’est vite oublié et surtout ça n’entame pas mon amour pour ce club. Je ne retiens que les bons moments, des souvenirs de matchs à Venoix où on faisait du bruit en tapant sur les tôles (rire), ça me semblait gigantesque à l’époque ! Je me souviens aussi de la victoire au Vélodrome avec Seube qui marque, j’étais fou chez moi, je criais et ma copine me prenait pour un cinglé. Et le jour où le club m’a invité à donner le coup d’envoi contre l’OL, on gagne 3-0, il faisait beau et j’étais avec tous mes potes au stade, un jour parfait quoi !

Et puis surtout ce que j’aime avec ce club c’est qu’il y a une culture du jeu, on peut terminer 18èmes, prendre des valises à tout va, mais jamais on ne ferme le jeu. J’aime cette philosophie positive de laisser vivre le ballon avant tout.

Est-ce que tu songes à créer avec Malika Ménard et Denis Brogniart un club des personnalités qui supportent le SM Caen ?

(Rire) Non. Déjà parce que je ne me considère pas comme une personnalité, mais en revanche je veux bien boire un café avec Malika Ménard (rire). Avec Denis aussi hein, mais bon c’est pas pareil.

Quels sont les joueurs Malherbistes qui t’ont le plus marqué ?

Gravelaine évidemment, Dedebant, Rothen, Juju Feret… Seube forcément ! J’aime les joueurs de devoir, les amoureux du maillot et les artistes !

Tu es resté 16 ans sur Canal + la chaîne du foot et du cul. Pourquoi tu as choisi le foot ?

(Rire) Bonne question et je crois que la réponse est dans la question. Je dois être meilleur au foot (rire) !

Est-ce que ce sont nos derniers matchs contre Monaco qui t’ont inspiré le titre de ton émission sur Europe 1 « Y’a pas péno »?

(Rire) Non ce n’est pas ça, ça sonnait bien et puis dans cette phrase il y a tout. Toute la mauvaise foi dans le foot, toutes les discussions entre supporters, entre collègues à la machine à café !

Un prono pour cette saison concernant le Stade Malherbe ?

Je pense qu’ils vont terminer en première partie de tableau. Ils sont en train de réussir leur championnat, à savoir réussir à prendre les points contre les équipes plus accessibles. On va prendre des tôles contre le top 3 ou le top 5, mais derrière on va se faire respecter.

Quel est le meilleur joueur du club actuellement pour toi ?

(Silence) Ronny Rodelin. Il est capable de très belles choses techniquement et il est très collectif. Il est bien sur perfectible dans le dernier geste mais quand il se met au service du collectif c’est un joueur très précieux.

Penses-tu que le projet Malherbe 2020 est viable et que le club peut se pérenniser en Ligue 1?

Oui je pense, Caen c’est un club sain et qui ne vit pas au-dessus de ses moyens. Le centre de formation est reconnu et très performant. Le stade a été relooké et franchement ça le fait quoi !

Après, quand on supporte Caen, il ne faut pas se leurrer : on perdra toujours nos meilleurs joueurs et c’est le principal moyen qu’a le club pour continuer à grandir à son rythme. Et puis, honnêtement, on ne leur demande pas de jouer le podium ou l’Europe, mais franchement une petite coupe comment ça ferait plaisir !

Un petit mot pour WAM ?

Je vous suis et c’est un plaisir de vous lire, pour l’esprit que vous transmettez ! Je veux dire l’autodérision c’est ce qu’il y a de plus dur à réussir en matière d’humour, et vous réussissez à le faire à travers des chroniques sportives ! Oui, je suis supporter de Caen, mais maintenant je peux le dire je suis supporter de WAM !

 

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A propos de Rémy Verpoutre

Rémy Verpoutre

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.

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