4 avril 2017

Reynald Lemaître: encore faim !

They Are Malherbe vous propose de retrouver les anciens porteurs du maillot rouge et bleu, pour des entretiens à cœur ouvert et pour que dure encore un peu l’histoire. Aujourd’hui c’est Reynald Lemaître qui se prête au jeu.

Combien de temps es-tu resté sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen ? Ton parcours ?

Je suis resté 10 ans au Stade Malherbe, de l’âge de 16 ans jusqu’à 26 ans.

Ton meilleur souvenir de joueur ?

(Silence) J’ai deux grands souvenirs, la première montée en 2003/2004 c’était magique. Au retour du match contre Rouen (victoire 1-2 avec des buts de Mazure et Watier), je me souviens de la communion avec le public, vraiment une ambiance extraordinaire.

Et puis il y a évidemment la finale de coupe de la ligue perdue contre Strasbourg en 2005. (Silence) Quand j’y repense c’était beau, la ferveur des supporters, l’ambiance au sein du groupe…je m’en souviendrai toute ma vie.

Ton pire souvenir de joueur ?

Sans hésiter, mes 6 mois de chômage après Nancy (en 2012). J’étais revenu m’entrainer avec le SM Caen avant de signer à Guingamp, mais cette période de flottement, je l’ai mal vécue. Ce n’est pas évident de se retrouver sans club, surtout que je n’avais jamais connu cette situation avant.

Tes anciens coéquipiers préférés ?

(Rire) il y en a un paquet ! Benji Nivet, Eudeline, Valéro, Dugardein, Joel Sami (côtoyé à Nancy), Lionel Mathis (à l’EAG), mais j’arrête la car je vais en oublier et ils vont m’en vouloir (rire).

Ton coach préféré ?

Franck Dumas parce que j’aimais la façon dont il nous faisait jouer. On avait peur de rien et de personne, on allait de l’avant. Il nous laissé prendre du plaisir sur le terrain. Et c’est lui qui m’a fait reculer en arrière gauche, je lui dois beaucoup.

Le joueur qui t’a le plus marqué (impressionné) dans ta carrière ?

Benzema et Hazard…pfff ce sont des phénomènes. Ça se voyait sur le terrain, ils étaient super faciles, quand tu joues contre des mecs comme ça, tu a intérêt à rester concentré sinon c’est cuit.

Tes qualités et forces de Footballeur ?

Mon mental, mon jeu de tête et ma patte gauche. Et aussi une bonne condition physique.

Tes faiblesses et failles de Footballeur ?

(Rire) Mon pied droit et ma petite taille, qui m’a peut être pénalisé sur les contacts défensifs.

Une anecdote, un truc insolite ?

(Rire) Oui, j’ai bien quelque chose. J’étais tout jeune pro à Caen, un jour à l’entrainement sur un contact je me casse une dent de devant. Du coup on me l’a arrachée pour m’en remettre une, mais l’opération avait lieu quelques mois plus tard, et en attendant j’avais une prothèse que j’enlevais avant chaque match.

Je me suis fait chambrer pas mal de fois par les gars d e l’équipe, (rire) c’est aussi pour ça que je ne souriais pas ! Et encore maintenant il arrive qu’on m’en reparle.

Suis-tu toujours l’équipe en championnat ?

Je ne regarde pas forcément les matchs mais oui bien sûr, je jette toujours un œil aux résultats.

Tes impressions sur l’équipe actuelle

(Silence) Ce n’est pas évident en ce moment, ils ont moins de réussite que l’an dernier mais je suis sûr qu’ils ont les moyens de se sauver, ils leur manque de la confiance.

Le meilleur joueur de L1 ?

(Sans hésiter) Cavani. Tout le monde le vanne mais c’est un monstre. Un engagement incroyable, il s’arrache sur chaque ballon, alors oui c’est vrai il en rate pas mal…mais heureusement (rire) sinon il marquerait 85 buts par saisons !

Des nouvelles de toi, que deviens-tu ?

Je suis un peu dans une situation délicate, toujours à l’En Avant Guingamp mais sans aucun temps de jeu.

J’ai toujours envie de jouer, toujours faim de ballon, si un club avec un bon projet m’appelle je regarderai ça attentivement !

 

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A propos de Rémy Verpoutre

Rémy Verpoutre

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.

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