11 janvier 2017

Nicolas Florentin : le plaisir avant tout

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They Are Malherbe vous propose de retrouver les anciens porteurs du maillot rouge et bleu, pour des entretiens à cœur ouvert et pour que dure encore un peu l’histoire. Aujourd’hui c’est Nicolas Florentin qui se prête au jeu.

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Nicolas Florentin et Samir Nasri en 2007, © Liberté Bonhomme libre.

 

Combien de temps es-tu resté sous les couleurs du Stade Malherbe Caen ?

J’y suis resté 5 années, de 2005 à 2010.

Ton meilleur souvenir de joueur ?

(Hésite) De bons souvenirs dans ma carrière, j’en ai beaucoup ! Avec l’AS Nancy, j’ai marqué un coup franc direct au Parc des Princes contre le PSG en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, quelques jours après la naissance de ma fille Laura. Ma famille était en tribune, c’était beaucoup d’émotion même si on perd aux tirs au but.

Avec le Stade Malherbe, mon meilleur souvenir c’est mon but au Parc ! (rire) Oui, encore ! En plus, on était en pleine bourre à ce moment-là : on marchait sur l’eau, avec un groupe d’une qualité sportive et humaine exceptionnelle.

Ton pire souvenir de joueur ?

(Sans hésiter) Ma blessure à l’entraînement à Venoix au mois d’août 2009. On était à quelques minutes de la fin de l’entraînement et Damien Perquis, un peu excédé de prendre des buts, sort violemment, très violemment. Résultat : fracture de la jambe, opération et presque 1 ans de convalescence. Il n’aurait jamais dû sortir comme cela.

Tu sembles très amer en en reparlant ?

Oui, je lui en ai voulu très longtemps et je crois que je lui en veux encore. Pourtant il est venu me voir à l’hôpital et tout, mais je crois que je n’ai jamais digéré le fait d’être sur la table de soin pendant 1 an, et d’entendre le bruit des crampons des autres résonner dans le couloir.

En plus à ce moment-là j’étais en train de négocier un départ vers le RC Strasbourg… Tu imagines bien que ça s’est arrêté net.

Tes anciens coéquipiers préférés ?

Il y a Grégory Leca avec qui je suis très proche, pour te dire j’étais chez lui hier soir (rire) ! Bon, il est Messin et moi Nancéien, mais ça se passe bien… C’est un peu comme Caennais et Havrais (rire) mais en pire ! On s’est connu à Caen et on est devenu de vrais amis.

Il y a aussi Benjamin Nivet, c’est sûrement le coéquipier avec qui j’ai le plus joué : 3 ans à l’ESTAC et 2 ans à Caen, un type super.

Et sinon, toute l’équipe de Malherbe 2006-2007 : un groupe de types biens, on était tous très liés.

Ton coach préféré ?

Jean Marc Furlan : il m’a vraiment fait progresser tactiquement. Et je citerais les entraîneurs de mes débuts dans mon petit club de Pagny-sur-Moselle, Eric Brusco et Christian Gianberini.

Le joueur qui t’a le plus marqué (impressionné) dans ta carrière ?

(Hésite) Eh bien, j’en ai vu quelques-uns quand même. J’ai pris des râteaux par Ronaldinho, j’ai essayé de défendre mais j’ai fini le cul par terre. (Rire) Au final j’ai récupéré son maillot !

Tes qualités et forces de footballeur ?

La vitesse, la percussion et mon pied gauche. Et ma capacité à obtenir des fautes (rire), quand on sait qu’on ne peut pas passer, on se fait faucher !

Tes faiblesses et failles de footballeur ?

Mon manque de force, de puissance, et mes duels défensifs aussi.

Si tu devais trouver un footballeur actuel qui te ressemble ?

C’est pas facile ça…et bien je dirais, toutes proportions gardées car je n’avais pas le tiers de son talent : Angel Di maria, pour son coté fluet physiquement et percutant dans le jeu.

Une anecdote, un truc insolite ?

Non rien de bien insolite ma foi, juste une fois après le dernier match de préparation à Ouistreham, j’ai invité toute l’équipe chez moi, avec leurs épouses et on a fait une soirée piscine, cocktails, musique jusqu’à pas d’heure…et elle est restée dans les mémoires sous le nom de la « soirée Ibiza » !

Suis-tu toujours l’équipe en championnat ?

Je regarde toujours les résultats même si depuis ma période l’équipe a beaucoup changé. Hormis Nico Seube, les autres je ne les connais pas.

 

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Nicolas Florentin dans son jardin de D’Ornano ,© Jean-Yves Desfoux

 

 Tes impressions sur l’équipe actuelle.

Par rapport à l’an dernier il y a eu beaucoup de changement, surtout en attaque avec le départ de Delort et l’arrivée de Santini qui a obligé l’équipe à changer de style de jeu. Il y a eu de mauvais résultats mais le club semble reprendre un peu de force.

Si l’équipe parvient à se stabiliser en défense, quitte à recruter durant ce mercato d’hiver, elle pourra se maintenir grâce à ses capacités offensives. Le club, la ville, l’agglo…tous le méritent.

Tu sembles très attaché à Malherbe et à la ville de Caen ?

Tu sais je m’y sentais très bien, pour te dire j’avais même acheté une maison là-bas. Il y a une vraie culture club à Caen, à l’entraînement des gamins dans les clubs de l’agglo, c’est le maillot de Malherbe qu’ils ont sur les épaules, pas ceux du PSG ou de l’OM ! Et puis le président Fortin est un homme bien, avec des valeurs et une considération de l’humain qui vaut de l’or dans ce milieu. Un peu comme le président Rousselot à Nancy, des hommes qui sont amoureux de leur club et pour qui le « business »  n’est pas une fin en soi.

Et puis J’aurais aimé rester à Caen, ça a été très dur de partir, je ne te cache pas que j’ai fait pleurer tout le monde chez moi quand il a fallu partir à Angers. Caen restera un club à part pour moi, là où j’ai explosé et où j’ai joué le plus longtemps.

Le meilleur joueur de L1 ? Du Monde ?

En L1…Verratti ou Di Maria…peut-être les 2 !

Au monde, Messi sans hésiter, CR7 est très fort aussi mais j’admire l’Argentin pour son côté altruiste.

Des nouvelles de toi, que deviens-tu ?

Actuellement entraîneur des U17 de l’AS Nancy, je suis très content car Nancy c’est là où j’ai débuté, alors entraîner la bas c’est une vraie fierté.

Un petit mot pour WAM ?

Je ne suis pas un aficionado des réseaux sociaux mais je regarde votre site quelquefois, alors je vous passe un petit bonjour, ainsi qu’à tous les Normands….enfin non, à tous les Bas-Normands (rire) !

 

 

 

 

 

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A propos de Rémy Verpoutre

Rémy Verpoutre

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.

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