La vie est une chienne

La vie est une chienne, la vie est une pute. Elle t’enlace lascivement pour te susurrer des mots doux et te faire des bisous dans le cou mais c’est pour mieux t’enculer. Sans prévenir, sans ménagement ni tendresse. C’est ce qui s’est passé hier.

On est pas du genre à croire à la destinée et ces conneries de « tout ça est déjà écrit et va se réaliser », mais s’il y avait un jour où tout devait bien se goupiller, s’imbriquer comme papa dans maman avec le touché et la justesse d’une passe de Juju Féret, s’il y avait un jour où chaque événement devait mener au suivant jusqu’à un une victoire prophétisée des Malherbistes, c’était bien hier. Le déterminisme était huilé, on allait gagner. Pensez donc : Manu fêtait ses 28 ans, Ce Héros allait fêter sa 500 ème, le PSG n’était que l’ombre de lui même et Cavani l’ombre de Seyni N’Diaye. Comment perdre alors ?

 

La suite vous la connaissez. 0-6. La plus grosse défaite du club à domicile qu’il parait. Que retenir du match sinon qu’Emery tient pas en place? Quand il compare son bracelet fitbit avec celui de Ben Harfa, c’est certain que c’est lui qui claque le plus de calories. Et puis voilà, il y a eu Cavani… A croire que le dessin potache des garnements de la section Kids l’a réveillé…

 

 

Les poutres ça va, ça vient et parfois c’est dans notre cul… Alors oui, la vie est une salope et c’est Nicolas Ksiss-Martov, grand supporter du PSG qui nous le rappelle

 

Alors ouais, on y croit pas au destin. Peut-être qu’on s’en remet mieux à la fatalité. Celle qui accable parfois les supporters caennais, dignes dans la défaite et toujours vaillants en tribunes.

La plus grosse défaite à domicile est aussi surement la plus belle de nos victoires. Vous savez pourquoi? Parce qu’on est là !! Peu importe le résultat nous on est là, pour l’amour du maillot, qu’ils portent sur le dos, peu importe le résultat nous on est là.

 

 

Jules Tralande

programmateur musical incompris, papa de la section Kids. Carte d'abonné en Pop B et au Jean Patouche.