10 février 2016

Johan Gallon : prend le quart

 

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They Are Malherbe vous propose de retrouver les anciens porteurs du maillot rouge et bleu, pour des entretiens à cœurs ouverts et pour que dure encore un peu l’histoire. Aujourd’hui c’est Johan Gallon qui se prête au jeu.

 

 

Combien de temps es-tu resté sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen ? Ton parcours ?

J’ai commencé à l’âge de 11 ans en préformation au centre du stade malherbe et j’ai quitté le club en 2002. J’y suis resté à peu près 15 ans.

Ton meilleur souvenir de joueur ?

Mon premier match en pro contre Troyes et chaque match à d’Ornano devant ma famille. C’était toujours une grande joie et beaucoup de fierté.

Sinon je garde un grand souvenir de quand je jouais à Clermont. On avait éliminé le grand OL de Juninho en huitièmes de finale de Coupe de France, alors qu’il venait d’exploser le Werder Brême 6-0 en Champions League ! Un grand souvenir.

Ton pire souvenir de joueur ?

(Sans hésiter) D’avoir quitté Caen comme cela s’est passé. C’est une vraie cicatrice d’avoir quitté ma ville et mon club de cœur,  que je garde même encore maintenant. La vie est faite de hauts et de bas, ça fait murir.

Tes anciens coéquipiers préférés ?

Richard Lecour, Fabrice Catherine et Patrick Leguédé (ancien intendant du club). C’est compliqué de se faire des amis dans ce milieu, donc quand on en a, ce sont des vrais.

Ton coach préféré ?

Pascal Théault. Il m’a protégé, écouté et construit. Aussi bien dans ma vie d’homme, de footballeur, que dans ma nouvelle vie d’entraîneur.

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Tes qualités et forces de footballeur ?

L’esprit de compétition, ma technique et mon engagement dans les duels.

Tes faiblesses et failles de footballeur ?

L’esprit de compétition, qui m’a parfois joué des tours, et mon manque de vitesse et d’endurance.

Si tu devais trouver un footballeur actuel qui te ressemble ?

(rire) Ouh là ! Ce n’est pas vraiment ce que je regarde quand je vois des matchs de foot. Mais bon, toutes proportions gardées, je dirais Lassana Diarra de par sa capacité à gagner des duels et à relancer proprement le ballon.

Une anecdote, un truc insolite ?

Un jour d’entraînement, le coach (P.Theault) nous faisait courir à la prairie et je détestais ça ! Jérôme Rothen qui était blessé est venu me chercher avec sa voiture de l’époque (une Clio « Club Med » bleue) et m’a fait finir mon tour en voiture ! Hop, ni vu ni connu !  Je ne l’ai avoué à Pascal Théault que récemment !

Suis-tu toujours l’équipe en championnat ?

Bien sûr, je n’ai jamais arrêté!

Tes impressions sur l’équipe actuelle

Ça fait très plaisir de les voir à ce niveau, j’espère de tout cœur qu’ils vont réussir à se stabiliser en L1 afin de pérenniser le club dans l’élite. Mais bon, la saison est encore longue.

Le meilleur joueur de L1 ? Du Monde ?

En L1, Verratti.

Dans le monde, Zidane. Réussir à être aussi beau à voir jouer et efficace, on n’a jamais fait mieux.

Des nouvelles de toi, que deviens-tu ?

Après ma retraite de joueur à Istres, j’ai entraîné la réserve et obtenu mes diplômes. Maintenant de retour dans ma région, je suis entraîneur de Granville et nous sommes deuxième de CFA2 et en quart de finale de la Coupe de France !

Je suis très heureux, pour moi entraîner est une évidence.

Tes impressions sur la performance de ton équipe et votre parcours en Coupe de France ?

Il faut le vivre pour le comprendre, c’est incroyable. On l’a mérité, on a été la chercher avec les tripes, on a réussi à se hisser au niveau, voir au dessus du niveau d’un club de L2. C’est la magie de la Coupe.

A priori le quart de finale se jouera au stade Michel d’Ornano, ça va forcément te rappeler des choses ?

Oui beaucoup, je ne te cache pas que je ressens beaucoup de joie, c’est un rêve même! J’en suis très heureux, je vais jouer à la maison ! Et puis peu importe contre qui on joue, on ne veut pas passer pour des peintres, on jouera à fond. Avec une grosse pensée pour Clément Daoudou victime d’une grave agression ce matin, on est tous avec lui.

 

 

 

 

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A propos de Rémy Verpoutre

Rémy Verpoutre

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.

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