Ainsi dit Brahim (Thiam)

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They Are Malherbe vous propose de retrouver les anciens porteurs du maillot rouge et bleu, pour des entretiens à cœurs ouverts et pour que dure encore un peu l’histoire. Aujourd’hui c’est Brahim Thiam qui se prête au jeu.

 

Combien de temps es-tu resté sous les couleurs du Stade Malherbe de Caen ? Ton parcours ?

 Trois ans et demi, je suis arrivé en juillet 2005 et j’ai quitté le club en janvier 2009.

Ton meilleur souvenir de joueur ?

 Les 48h entre le départ pour le dernier match à Libourne en 2006 et le retour à d’Ornano ! On était dans l’obligation de gagner pour accéder à la L1, tout le groupe en voulait c’était vraiment énorme.

L’ambiance dans le groupe était un atout pour l’équipe, on se voyait en dehors, on faisait des soirées poker entre nous, on était très soudé. C’était une force.

Ton pire souvenir de joueur ?

Le dernier match en mai 2005 contre Créteil, on gagne mais on ne monte pas à la différence de buts… c’est Lorient qui est monté. C’était écœurant ! Finir les doigts sur le podium, pour deux buts d’écart, vraiment très dur.

Tes anciens coéquipiers préférés ?

Vincent Planté, Steve Savidan, Nico Seube, Jérem Sorbon, Aziz Ben Askar (rire) oui je vais tous te les citer ! On était une vraie bande de copains ! Mais si je devais en retenir deux, je citerais Vincent Planté, on était les deux fumeurs du groupe (!), et Stéphane Samson, qui était mon pote de chambrée et que je voyais beaucoup.

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« Sans Mental il n’y a pas de grands joueurs »

 

 

Ton coach préféré ?

Bazdarevic à Istres. Clairement j’ai aimé travailler avec lui, il a fait le forcing auprès du président pour me garder et au final on monte !

Le joueur qui t’a le plus marqué (impressionné) dans ta carrière ?

C’était à Malaga, il s’appelle Catanha. Un Brésilien, une machine technique et physique, une bête de travail en plus. Pas forcément hyper connu mais je vous conseille d’aller voir des vidéos sur le net, ça vaut le coup.

Tes qualités et forces de footballeur ?

L’état d’esprit, la combativité et l’humilité. Sans mental, difficile de faire une carrière.

Tes faiblesses et failles de footballeur ?

Des lacunes techniques et aussi un peu trop nerveux parfois ! Même si je ne suis pas un mec qui va péter un plomb, je n’ai jamais pris de rouge pour violence ou quoi que ce soit. En revanche, on pouvait mesurer mon énervement à l’intensité de mes interventions.

Si tu devais trouver un footballeur actuel qui te ressemble ?

Alaeddine Yahia, on est les mêmes. Même si j’étais meilleur ! (rire)

Une anecdote, un truc insolite ?

J’étais toujours largué lorsque que le groupe allait courir à la prairie. Je me traînais, j’étais toujours derrière. Le coach ne voulait pas qu’on ait les téléphones ou qu’on écoute de la musique, Eh bien moi j’ai toujours réussi à écouter de la musique, en scred sous le bonnet, et je ne me suis jamais fait prendre !

Suis-tu toujours l’équipe en championnat ?

Oui et je les commente en plus.

Tes impressions sur l’équipe actuelle

C’est une belle équipe, dans la continuité de ce qu’elle démontre depuis quelques années, en progrès constant. Il y a un petit trou depuis quelques temps mais, s’il n’est pas trop long, elle peut finir dans les 7 premières.

Le meilleur joueur de L1 ? Du Monde ?

Thiago Motta : une qualité de passe incroyable et un mental hors du commun.

Messi, même si je préfère C.Ronaldo.

Des nouvelles de toi, que deviens-tu ?

Fin de carrière en 2010 et consultant beIN SPORTS depuis 2012, je m’éclate à suivre le foot et à le commenter.

Un petit mot pour WAM ?

Un grand mot tu veux dire ! Sur la planète foot des réseaux sociaux, vous êtes dans le top 5 ! Associer humour, passion du foot, amour du club et auto-dérision, vous êtes supers et vous avez le devoir de continuer, surtout en cette période morose !

 

 

Né en 1986 de la rencontre entre une goutte de sueur de Fabrice Divert et le regard de Pierre Mankowski, il voue sa vie à tenter de faire classer le SM Caen au patrimoine mondial de l’Humanité. Intervieweur acharné, il traque et questionne les anciens porteurs du maillot rouge et bleu afin d’entretenir leurs voix dans le Panthéon Malherbiste.