Mon match à WAM : Malherbe pète et Reims

Qu’on se le dise, les annonces de futurs poutrages se font plus discrètes. Ce n’est même pas qu’on a peur, c’est qu’on a oublié ce que ça faisait de gagner. Trois mois que l’on a pas gagné qu’ils disent à la télé. Les Rémois se déplacent, eux, en pleine confiance et comptent bien gagner sans amener de caisses de champagne. Les supporters blanc et rouges étaient également confiants, tellement confiants qu’ils ont osé squatter en masse notre bar et faire beaucoup de bruit !

Alors gagner face à Reims, en pleine bourre, ça paraissait du miracle. Et à l’annonce de l’équipe, avec un milieu Feret-Seube, on s’est dit que Garande avait sorti l’équipe vétéran, sauf une :

Quoi de mieux qu’un Caen-Reims pour rendre hommage à Claude Mercier, capitaine emblématique du Stade Malherbe Caen dans les années 1950 qui avait obtenu une victoire de prestige face au grand Stade de Reims de Raymond Kopa (2-1).

Le match a commencé dans une ambiance feutrée, et là au bout de 3 minutes, le miracle avec un but contre son camp de Roberge, au duel avec Yahia, qui trompe son propre gardien de la tête sur un coup-franc de Féret. Suivi d’un deuxième, à la dixième minute, avec un centre de Manu Imorou est coupée à l’entrée de la surface de but par Privat qui marque son premier but en championnat cette saison. Caen mène 2-0.

"Que tous les joueurs ayant déjà causé un pénalty se mettent au marquage ! Les autres, dans le mur !"

« Que tous les joueurs ayant déjà causé un pénalty se mettent au marquage ! Les autres, dans le mur ! »

La confiance reprend coté Caennais, même si on n’y croit toujours pas. Et puis c’est normal, Reims a un absent de marque.

26ème minute, oh la boulette ! Penalty pour Reims. Yahia se jette dans les pieds d’N’Gog et tacle maladroitement dos à son but. 12e penalty sifflé contre le SMC cette saison et 11e encaissé, cette fois-ci par Gaëtan Charbonnier. Celui-ci devra envoyer un maillot à la Caencaneuse, pour avoir perturbé son repas d’anniversaire.

Heureusement, Yahia se rachète deux minutes plus tard suite à un énorme cafouillage dans la surface. Un but digne du match de district que tu as regardé la semaine dernière. Deuxième but dans lequel est impliqué Yahia, c’est une Lady Yahia royale ce soir.

kante2leretour

N’Golo fit un pas en avant et sépara les joueurs en deux » (Ex, II, 17)

Caen mène logiquement à l’issu d’une première mi-temps complètement folle et improbable. Caen a marqué 3 buts en 45 minutes et a encaissé un penalty. L’une de ces affirmations est surprenante, devinez laquelle. Reims semble incapable de trouver la solution face à un Stade Malherbe enfin joueur. Pour les Rémois, il faudra trouver à la mi-temps comment faire pour l’emporter. Tous les moyens sont bons pour gagner.


https://twitter.com/LucieBacon/status/556533879084163072

Le rythme de la deuxième période était beaucoup plus calme, et malherbe a du compter sur un Rémy Vercoutre impérial sur sa ligne, multipliant les parades.

Tiens, Placide, prends ça dans le Muso !

Tiens, Placide, prends ça dans le Muso !

Et là, à la 76e minute, on peine à y croire. Penalty pour Caen ! Tacalfred fait un contre magnifique de la main. Nicolas Batum aurait été impressionné du geste. Fodé Koita s’élance et trompe parfaitement le gardien Rémois d’un tir croisé. On commence à sortir les hélicobites.

La suite de rencontre s’est terminée sur un faux rythme avec un Caen qui gère tranquillement sa fin de match et un Stade de Reims imprécis.

"Viens on fait comme Ben Arfa et on signe au GYM !"

« Viens on fait comme Ben Arfa et on signe au GYM ! »

Victoire 4-1 du Stade Malherbe de Caen. Loin de montrer du football champagne, cette rencontre aura été spectaculaire malgré tout. Tout le monde peut savourer. Les joueurs exultent, Twitter s’enflamme. On est à deux doigts d’envahir les Champs Elysées. A l’issue de cette 21e journée, les Caennais ne comptent plus que deux longueurs de retard sur le premier non-relégable.


https://twitter.com/Julienchoquet/status/556529298635755520

Avatar

Quand un membre de notre collectif n'assume décidément pas ses quolibets, il signe au nom de tout le monde.

Laisser un commentaire