Les 10 matchs de Malherbe qui nous ont donné envie de nous suicider

Photo : Ouest France

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Alors, toujours pas remis du dénouement de Metz-Caen ? Vous êtes plus en plus convaincu qu’une malédiction diabolique pèse sur votre destinée de supporter caennais, que votre club de coeur ne changera jamais ? Rassurez-vous, c’est exactement cela. Top 10 des matchs de Malherbe qui nous ont donné envie de nous suicider ces dernières années… Attention, en ces temps d’Halloween, cela fout la chair de poule.

 

4 janvier 2003 – Caen – Auxerre : 1-2, l’arbitre prend d’la bouteille

32e de finale de CDF. Après avoir ouvert le score, se prendre un but de Djibril, normal. Compter sur Korr Sarr pour rattraper la mise, osé. Attendre la dernière minute pour que le pari réussisse, inespéré. Contempler béatement l’apogée d’une carrière : une reprise de volée magnifique lucarne opposée. Se rendre compte soudainement que même les arbitres ne croient pas à ce miracle. Les haïr à jamais et pleurer à chaudes larmes.

Petite déjà, la Caencanneuse ne supportait pas la défaite.

27 mai 2005 : Istres – Caen : 3-2

C’est la journée décisive pour le maintien en Ligue 1 et c’est le jour que choisit Malherbe pour faire du social. L’opération humanitaire réussit au-delà des espérances : Istres parvient in extremis à gagner un match en élite avant de rejoindre les terrains de district.

 

24 avril 2011 : Caen – Toulouse : 1-1, le sonotone

Devoir gagner impérativement pour sortir de la zone tumultueuse. Ouvrir le score. Concéder un pénalty. Ne pas entendre le coup de sifflet de l’arbitre et tenter d’arrêter le péno en aile de pigeon, pour voir. Se préparer pour la deuxième tentative, se rendre compte que l’arbitre a validé le but. Passer pour une andouille. Protester auprès de l’homme en noir. Se faire renvoyer dans les cordes. Avoir envie de lui enfoncer son sifflet là ou l’on pense.

L’adolescence de la Caencanneuse, ses premiers chagrins de supportrice…

 

1er octobre 2011 : Caen 1-1 Nice, EDF ne répond plus

Eteindre les lumières de d’Ornano, apporter la religieuse à la framboise et sabrer le champagne pour l’anniv’ de Nico Seube. Revenir sur la pelouse complètement ivre, alors qu’il ne reste qu’une poignée de minutes à jouer. Louper le ballon sur sa première intervention. Permettre à Nice de revenir de Normandie avec un point qu’il n’espérait plus.

 

18 février 2012 : Caen – Evian : 2-2, la nuit des morts-vivants

S’il est un plaisir de fin gourmet auquel ne résiste pas nos chers Caennais, c’est de relancer les vieilles gloires du foot français. Tous les has been de la planète foot aiment envoyer des cartes postales gourmandes tamponnées à La Poste du boulevard Detolle. Se faire égaliser à la dernière minute par Sidney Govou, c’est le pied non ? A moins que vous préféreriez déguster un péno de Malouda à la 93e ?12 years a slave animated GIF

 

1er avril 2012 – Caen 0-0 Ajaccio, la blague de très très mauvais goût

Obtenir un pénalty à cinq minutes de la fin du premier acte. Le transformer, facile. Se rendre compte que l’homme en noir décide de le faire retirer car des joueurs ont pénétré dans la surface. Croire à une mauvaise blague en ce premier avril. Tenter une panenka à l’improviste, voir le ballon ricocher avec lenteur sur la transversale…

La période du lycée… la Caencanneuse ne veut pas redescendre en Ligue 2

 

15 mars 2013 – Guingamp 1-0 Caen, la faim guingampaise

Prenez un terrain gras, un chronomètre entré dans le temps additionnel, une intervention aérienne de Perquis, un ballon qui retombe miraculeusement dans les pieds de Kerbrat et ça y est, à 10 secondes de la fin, Malherbe ne reverra plus jamais Guingamp, habitués des hold-ups, dans la course à la Ligue 1

La Caencanneuse est entrée dans la vie active et traîne son mal-être de supportrice dans les lieux underground de la capitale

 

4e trimestre 2013 : Arles-Avignon 3-2 Caen et Auxerre 3-2 Caen,

n’oublie pas tes tongs pour la seconde mi-temps !

Ouvrir le score rapidement, en mettre un deuxième dans la foulée. Laisser passer la mi-temps, se faire rejoindre en quelques minutes, en prendre un troisième pour couronner le tout. Prendre les mêmes trois semaines plus tard et recommencer. Ouvrir le score rapidement, en mettre un deuxième dans la foulée. Se dire qu’il faudrait en planter un troisième pour être à l’abri. Ne même plus attendre la mi-temps pour se faire rejoindre en quelques minutes. En prendre un troisième pour couronner le tout.

 

21 mars 2014 – Caen 1-1 Châteauroux, for ever

Se faire expulser un joueur, conserver néanmoins l’avantage, puis se prendre un dunk de la main gauche à la dernière minute. Se demander pourquoi l’arbitre valide, entrer dans l’irréel, voir que l’arbitre annule, retrouver tranquillement la terre ferme. Comprendre que l’arbitre a de nouveau changé d’avis : partir pour le Cosmos et espérer ne plus en revenir.

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1er novembre 2014 – Metz – Malherbe : 3-2, la loi des séries

Faire une entame de match catastrophique. En prendre un deuxième au retour des vestiaires. Relancer le match sur un coup-franc Juninhesque. Cravacher pour revenir à deux buts partout. Faire la danse du ventre sur la table du salon. Oublier qu’on n’a pas encore encaissé notre pénalty hebdomadaire. Descendre de la table, remettre son pantalon. Voir Vercoutre plonger du  mauvais côté pour la 7ème fois d’affilée. Lancer des insultes plus fleuries les unes que les autres à travers la pièce. Remonter sur la table pour mettre fin à ses jours.

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Edit : la facture d’antidépresseurs nécessaires à la réalisation de cet article a été envoyée au club.

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Le Malherbe Café est un bar ouvert à tous, de minuit à minuit. S’y croisent les vieilles gloires du club avachies au comptoir, les coupures de presse punaisées sur le papier peint humide, les supporters adverses toujours accueillis comme des frères, et les analyses des tenanciers qui font la réputation de la maison. Pour le reste, c’est bière pour tous. Alors à vos mousses !

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