Mon match à WAM : SMC – OM, Sardinomouk !

Les mots ont tardé à venir, ce dimanche, au moment de rendre compte des frustrations de la veille. Non pas que l’on y ait vraiment cru, mais bon, un peu quand même ! Alors voilà, la charge me revient de vous conter une histoire dont vous n’allez pas aimer la fin. Pis, vous la connaissez déjà.

Marseillais, venez comme vous êtes.

Marseillais, venez comme vous êtes.

C’était un samedi après-midi, Caen recevait Marseille, le leader, devant les caméras de Canal, pour une énième interprétation du tube méthodique de l’été indien. Bielsa, toujours installé sur cette maudite glacière, souriait, Papa passait sur l’écran géant (Salut p’pa !) et Garande avait pour objectif de ne pas prendre de but durant les vingt premières minutes. L’ambiance montait tranquillement, les taupes olympiennes s’insinuaient gaillardement dans toutes les travées du stade, la recrue Yahia s’invitait au coup d’envoi et le speaker tentait par deux fois d’ambiancer le kop ; raté.

On comprit dès les premiers instants la nature de l’opposition à venir : Malherbe jouait bas, très bas, mais s’échinait à placer des contres éclairs tandis que Marseille contrôlait, jouait haut, mais ne se montrait dangereux que sur… des contres éclairs. L’OM n’impressionnait que lorsque se dégageaient des espaces, alors le quatuor Payet-Ayew-Thauvin-Gignac se procurait quelques chaudes occasions. L’occasion pour Vercoutre de se chauffer les gants et, pour la défense, de prendre la mesure de la tâche. Par trois fois dans le premier quart d’heure Thauvin était trouvé seul au second poteau, mais le dernier rempart caennais brillait. Et si Garande se rapprochait de son objectif, c’était peu dire que Malherbe subissait la loi du milieu. Néanmoins, la partie était plaisante, avec beaucoup de rythme.

Bon N'Golo, on fait comme d'habitude, tu tacles, tu récupères, tu dribbles, tu passes... et nous on t'encourage.

Bon N’Golo, on fait comme d’habitude, tu tacles, tu récupères, tu dribbles, tu passes… et nous on t’encourage.

D’un autre côté, les rouge et bleu ne prenaient pas de grands risques pour marquer et Duhamel, déjà agacé, s’employait des trente mètres à procurer quelques frissons. Le rapport de force s’établit ainsi, Marseille dominant sans marquer et Malherbe subissant sans broncher. Seul Kanté – ô Kanté ! – virevoltait dans le cœur du jeu là où la technique de Ferret était un c.s.c. permanent. De par son activité, tous les chemins menaient à Romao, plutôt qu’à Imboulard. Peu après la demi-heure de jeu, Djadjédjé tentait même un superbe enroulé que… Mandanda tacla en catastrophe. Dans la foulée, Nangis s’échappait en contre à toute berzingue et passait à la découpe façon Morel : carton jaune bien orangé selon l’arbitre, que chacun aura vu rouge cramoisi.
Mi-temps.

Après la reprise, Kanté continuait de maîtriser Imbula et, à sa suite, Malherbe se fit plus mordant. Plus d’ambition dans le jeu pour les locaux, mais toujours aussi peu d’efficacité. Duhamel s’agaçait de se débattre au milieu de trois défenseurs lors de chaque ballon balancé par Calvé et, finalement, les choses s’animèrent dans la dernière demi-heure. A l’orée du dernier quart d’heure, « Djihad » Alessandrini, entré peu de temps auparavant, trouva sur corner la tête de Romao qui, bien aidée d’une jambe caennaise et d’une cagade vercoutrienne, fit mouche (74e, 0-1).

Gagner "The Voice" mène vraiment à tout !

Gagner « The Voice » mène vraiment à tout !

Dans la minute, Malherbe se rebellait sur coup de pied arrêté : caresse de Calvé pour la caboche de Da Silva, et BUT !!! Egalisation ! Et non, but refusé pour un hors-jeu de… Koita. Ah, l’arbitrage ! Ce n’était toutefois que partie remise puisque que quelques minutes plus tard, sur une nouvelle offrande de Calvé sur coup-franc, Musavu-King vengeait son compère d’une tête rageuse seul au point de penalty (84e, 1-1).

Gignac : "Aaaahh je vais vous manger les gars !"

Gignac : « Aaaahh je vais vous manger les gars ! »

Ensuite ? Ensuite, ensuite on y a cru. Vraiment. Le point du nul, tout ça. On s’est cru intouchables lorsque Vercoutre sortit une parade énorme sur Alessandrini à la 89e et bénis quand, dans la minute, Gignac manquait l’immanquable seul dans la surface. Malherbe a arrêté de jouer, une fois de plus, et l’a payé. Le reste, vous le savez : Gignac, lucarne, secouage de Bielsa (90e+3, 1-2). Sardinomouk !

Les joueurs en smileys :

🙂
Kanté : C’était qui les autres au milieu déjà ?
Vercoutre : Un maillot hideux, certes, mais des parades en veux-tu en voilà.
Musavu-King : Un but de patron pour ce sacré meneur de cheveux !

😐
Calvé : Toujours aussi bon sur coup de pieds arrêtés, beaucoup d’envie mais que de ballons bêtement balancés !
Nangis : Pourrait devenir un bon joueur s’il pense un jour à lever la tête, mais reste un élément-clé des contre-attaques à la Garande.
Adéoti : A des hauts puis des bas, c’est sûr qu’Adéoti se débat.

🙁
Féret : On aurait préféré jouer à 10 contre 11 plutôt qu’à 10 contre 12.
Appiah : Au début, tout est passé par son côté. Ensuite aussi.
Koïta : Il court vite. Voilà.

On a aimé :

– Le premier but en pro du jeune Musavu-King et la bonne gestion globale des coups de pied arrêtés malherbistes.
– Le public était au rendez-vous, ça fait du bien !

On n’a pas aimé :

– Non mais franchement, c’était quoi cette tactique ? A dix derrière puis on balance sur Dudu qui aura éventuellement une opportunité de frappe à 30 mètres ?
– Comment est-il possible de ne pas mettre le rouge sur l’attentat de Morel ?

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