29 juin 2014

Le mercato de WAM: Julien Féret, la belle prise

P’tit nom bientôt hurlé par la Caencaneuse: Jujuuuuuuuuuuuuuuu…

Age: 32 ans le 5 juillet. Le mec paye sa tournée dès la reprise. Sympa.

Poste: donneur de rêve.

photoPres

Son bizutage: tout en haut du Mont-Saint-Michel, ju(ju)rer fidélité à la Normandie entre deux bouteilles de cidre et deux plaquettes de beurre bien d’chez nous.

Forces:
Mesdames, messieurs, vous vouliez de l’élégance, en vlà ! Ju(ju)lien Féret, 1 mètre 87, milieu offensif mais surtout numéro 10 dans l’âme, amateur de beaux gestes, dribbleur… n’en ju(ju)tez plus. Instinctif sur le terrain, c’est la recrue des sens. Le Breton aime aussi taper la baballe sur le green, où il cultive son calme de grand garçon tout simple. Cute.

Bonus modestie pour le successeur de Fayçal Fajr, bonus mode et style également pour le minimal chic et la barbichette poivre et sel bien travaillée, sans fioritures capillaires. Alléluia. Ajoutez à cela expérience et gentillesse : on lui donnerait le bon dieu sans confession. D’ailleurs, le notre de dieu, Nicolas Seube, s’est déjà un peu donné à lui. Voir à 2’25 et 4’ de ce résumé du Caen – Nancy de 2010, ça pique un peu.

Le talent de Jujuuuuuuuu fait l’unanimité, il est donc potentiellement la belle prise malherbiste du mercato, même s’il n’a pas été facile à ferrer. (Oui lourdingue, mais obligatoire). En pleine hype, il avait failli remplacer Gourcuff à Bordeaux, failli être convoqué chez les Bleus, mais il ne faudra pas faillir pour s’offrir une saison supplémentaire en ligue 1 l’an prochain. Côté acclimatation, ça devrait aller également. S’il nous vient de trèèèès loin, 1h30 par l’A84, ce sosie de barbe de Frédéric Lopez n’arrive pas en terre inconnue puisqu’il retrouvera celui qui l’avait déjà remis sur de bons rails à ses débuts, en 2002 à Cherbourg : Mister Pat’ Garande.

Faiblesses:
Les hauts pas très hauts, les bas, les ratés, une dernière saison pourrie sans rythme, c’est de là dont il revient. Valenciennes, Châteauroux ? Non. Pire. Rennes. Il compte sur cette saison à Caen pour se remettre sur la voie, Féret. (Je l’assume aussi).

Pour sa fin de carrière, Juju évoquait il y a quelques mois la Chine, les Etats-Unis… En ce qui concerne l’exotisme, à part si la Foire de Caen consacre sa prochaine édition à l’un des deux pays, il risque d’être déçu.

Mais au rayon bémol, surtout, une vraie évidence : le nouveau meneur normand est Breton. Breton. De Bretagne quoi. Briochin. De Saint-Brieuc. Personne n’est parfait.

Potentiel d’adulation par le public:
8/10
Peut être un peu timide, il ne regarde heureusement pas autant ses pieds en jouant qu’en se présentant face aux médias. Mais sur le terrain, s’il ne fait pas la tête, qu’il a des jambes et qu’il prend son pied, alouette, il remportera nos cœurs. Côté normand, on aime le jeu vers l’avant mais pas le bling bling : on devrait donc se trouver un terrain d’entente rapide, au Mans, autour du scalp de Rennes, au hasard.

(Attention toutefois, trois points seront retranchés à la note finale si Juju venait à nous planter un drapeau breton à d’Ornano, dans un moment d’euphorie.)


Photo: SM Caen

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A propos de La Caencaneuse

La Caencaneuse

Poussée à l’exil avec son petit âne après avoir été écartée du club très fermé des mascottes caennaises, la Caencaneuse n’oublie pas pour autant son club, son amour, son fardeau. Loin de nos contrées normandes, elle a toujours quelque chose à dire à qui voudra bien l’entendre.

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