Ligue 2 (5/6) : Les gentils neuneus

Place dans cette avant-dernière galerie à la discrète et sympathique classe moyenne de la Ligue 2. Ces clubs ni trop grands ni trop petits semblent très heureux de se battre chaque année pour une 6ème ou une 11ème  place et régalent leurs 7 000 spectateurs de moyenne d’un certain panache dans la régularité.

Dans ces gentilles villes moyennes de province on aime de temps en temps révéler un grand joueur, ou accueillir des pré-retraité en reconversion, mais sans jamais trop faire de bruit. Le temps s’y écoule doucement sous le patronage bienveillant d’un maire centriste qui sort de table. Je préviens tout de suite les dirigeants du Stade Malherbe : je n’ai rien contre ces gens là mais est il hors de question de finir comme eux.

Angers

L’arrivée d’un Président digne des plus belles chansons des VRP bouleversa quelque peu les habitudes de la cité du Roi  René : entre dépôt de bilan évité de justesse et rêves de grandeurs, on crut pendant quelques temps qu’il en serait fini de la douceur angevine. Finalement, tout le monde s’est gentiment calmé et le SCO a pu reprendre sa place réservée dans le ventre mou de la Ligue2.

Ne pensez pas pour autant que le SCO rebute. Ce club est loin d’être mort, et chacun peut ressentir à tout moment le besoin de vie d’Angers.

Pas d’ancien Malherbiste dans l’effectif actuel mais de vigoureux échanges récents entre nos deux clubs. Le dernier en date : leur refiler un Florentin hors d’usage suite à la réception de Savidan et Ben Khalfallah. Tous les coups sont permis.

Le morceau qui met le feu au stade : Boris « soirée DiSCO »
http://www.youtube.com/watch?v=Asskj5Yjwmk

Un pronostic ? Une jolie petite 13ème place.

Clermont

Clermont aurait pu être classé dans les erreurs de l’Histoire, mais son obstination récente à bien figurer dans le premier tiers de la Ligue 2 leur vaut cette petite promotion en forme de reconnaissance. Il faut bien reconnaître qu’au pays du pneu et du rugby, imposer le ballon rond au haut niveau ne doit pas être simple.

D’ailleurs le nom complet du club, Clermont Foot Auvergne 63, témoigne bien de cette longue et difficile recherche identitaire. Baptiser le stade dédié au ballon rond Gabriel Montpied n’est certainement pas non plus le fruit du hasard.

L’ancien et ex-futur Malherbiste de service : Régis Brouard arrive finalement dans le Puy-de-Dôme après avoir été annoncé cheu nous, pour confirmer ses talents d’entraîneur au plus haut niveau, enfin on se comprend.

L’hymne d’une fière région : Patrick Sébastien : « Oui à l’Auvergne. »
http://www.youtube.com/watch?v=Ka6VMdJL9Ig

Le classement futur :12ème.

Dijon
(Jon)

Voilà l’exception dans notre petite fournée hebdomadaire : entraînés par un enthousiasme incontrôlé nos petits Dijonnais sont allés faire un petit tour en Ligue 1 l’année dernière. Dans le sillon d’une montée réussie ils ont même fait figure de modèle à suivre, d’équipe emballante, avec un entraîneur formidable, avant de bien se casser la gueule comme de vulgaires Strasbourgeois.

Les Bourguignons doivent maintenant redémarrer à l’ordinaire et reprendre leur place dans l’anonymat des matches du vendredi soir. Ainsi pourrons-nous retrouver, enfin, si je le permets, des Dijonnais en paix.

Toute blague sur la moutarde de Dijon étant indigne du niveau de ce blog, l’illustration musicale  fera dans la finesse et la sobriété : Stéphane Collaro « Tonton Mayonnaise ».

Mon incroyable vision : 17ème, un peu dure est la chute.

Tours

Ami lecteur, sache que si tu vis à Caen, t’habites à 257 kilomètres de Tours. Félicitations.

Le Tours FC est le dernier de nos gentils neuneus et est peut-être celui qui présente le plus beau mélange entre fidélité à la Ligue 2 et une identité que ne renierait pas le MODEM ou France 5. Entre un stade qu’on dirait construit en Lego et des couleurs bleu ciel et blanc, on peut comprendre qu’il doit être bien difficile de déchaîner la passion en Indre-et-Loire.

Pourtant la Touraine voit passer quelques légendes passées ou futures , comme Delio Onnis, Olivier Giroud ou Laurent Koscielny, mais il n’y a pas de quoi non plus s’énerver.

Il se murmure qu’un magicien s’amuse parfois à imiter le regretté Jo Dassin pour réussir quelques tours de magie. Son public le voit alors faire des tours en Jo.

The song : au cœur des châteaux de la Loire, hommage obligatoire à Peter et Sloane.

Le prono à noter absolument  : une inoubliable 9ème place.

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Une sympathique mascotte barbue, cornue et vêtue d’une seyante tunique rouge et bleue. La vraie vie d’un pur Viking doué de talents inattendus qui vous fera partager ses déliriums sur Malherbe et tout le reste. Spécialiste de la pop-culture française des années 70 et 80, Michel-Thor connait par cœur la chanson "Sur des musiques érotiques" d'Herbert Léonard ainsi que son solo de saxophone.

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